Le mariage de Barillon

Publié le par Guillaume

Nous avons découvert dans notre boîte aux lettres un prospectus (parfois la pub a du bon !) annonçant la nouvelle création de la compagnie théatrale In Cauda, avec une première représentation à Magny, vendredi soir. C'est Le mariage de Barillon, une pièce de Georges Feydeau. Je ne connaissais pas cet auteur si ce n'est de nom, et encore. Le synopsis avait l'air sympathique. Nous étions là, nous y sommes donc allés. Plaisir d'aller au théatre à cinq minutes de chez soi, tout en habitant à la campagne ! La précédente création de la compagnie, Les chiens nous dresseront, nous avait enthousiasmé.

Cette fois-ci, le ton est tout autre : le sérieux de la guerre de cent ans à fait place à la légéreté. Le ton est au vaudeville. J'aurais dû le savoir, puisque Georges Feydeau est un auteur bien connu de vaudevilles, justement. Ce n'est pas le genre théatral que j'affectionne le plus, mais j'avoue que là, je me suis laissé prendre au jeu. Au jeu des acteurs, au jeu de la scène. Contrairement à ce que l'on voit habituellement, le mobilier est ici mobile, les portes claquent mais sont suspendues en l'air, pendouillant du plafond (parfois les acteurs se prennent les pieds dans le cadre, mobile ; à chaque porte claquée, j'avais peur pour leurs doigts, aux acteurs...). Les changements de décors se font en pénombre, par les acteurs eux-mêmes, qui en profitent pour esquisser quelques pas de danse sur la musique distillée pour l'occasion ; du mobilier remonte au plafond, d'autre en descend. Outre ce cadre particulièrement original, les acteurs sont grandioses, encore une fois, loin de la platitude des acteurs qui sied habituellement aux comédies burlesques (pour le peu que j'en connais, en tout cas). Je retiens particulièrement l'ivrogne — Topeau — qui bosse à la mairie, superbe ; il en titubait encore lors des salutations finales. Son compère, Flamèche, de même. Barillon lui-même est grandiose de mauvaise foi. Bref, des personnages hauts en couleur. Seul le Maire, Planturel, m'a paru quelque peu excessif... Mais c'est probablement son rôle qui veut ça. La pièce dégage une énergie phénoménale, que l'on trouvait déjà dans Les chiens nous dresseront. Les personnages ne cessent de courir, de sauter, d'apostropher, de crier, d'invectiver... La vaisselle vole parfois (gare aux premiers rangs !), les coussins s'éventrent, le public se marre !

Les pochaines représentations de la troupe sont indiquées sur leur site, ça sera à Nogent-sur-Marne.

Publié dans spectacles

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