Le temps qui reste

Publié le par Guillaume

Je devais aller voir Harry Potter..., j'ai hérité d'un lapin, et je me suis retrouvé à aller voir Le temps qui reste, le dernier film de François Ozon. Je n'ai certainement pas perdu au change. Au contraire. François Ozon est devenu pour moi au fil du temps une valeur sûre, et ce depuis Sous le sable. Il y a eu Swimming pool que j'avais adoré, 5x2, que j'ai vu en Italie en italien, moins bon, et ce magnifique temps qui reste, que j'ai trouvé beaucoup plus abouti que les autres.

Le temps qui reste c'est celui de Romain, jeune (et beau) photographe de mode talentueux qui apprend qu'il a un cancer généralisé. Il ne dit rien à personne et vit en solitaire les derniers mois de sa vie en ressassant les bons souvenirs, tout en immortalisant les plus beaux moments de l'instant présent. Le synopsis est certes peu engageant, mais le film prend véritablement aux tripes ; je n'ai pu retenir quelques larmes ci et là. Ozon nous offre des portraits somptueux, visages de ses acteurs cadrés très serrés, avec des expressions d'une grande sensibilité. Melvil Poupaud y est admirable. La plastique de son corps est très présente, Mesdames, courez-y, à mon avis, vous avez rarement l'occasion de voir ça au cinéma ! Évidemment, Romain aime les hommes, mais qu'importe, n'est-ce pas ?

Un film sur la vie, surtout, même s'il s'agit de la vie qui précéde la mort. Cette dernière étape que Romain choisit de franchir dans la solitude, et en l'absence de toute chimio destructive. Un film sur la solitude donc, mais lequel des derniers films de Ozon n'est pas un film sur la solitude... Pendant que les images défilaient sur l'écran je n'ai pu m'empêcher de me demander ce que je ferais si on venait m'annoncer que je n'avais plus que quelques mois à vivre ? D'autant que j'ai le même âge que lui, ça m'a fait réfléchir. Difficile de répondre à une telle question quand on n'y est pas directement confronté. Donner la vie, tel un échange, ou se shooter à l'adrénaline ? Dans l'expectative, je crois que j'irais me balader en montagne. Autant brûler comme il faut la dernière étincelle. Mais bon. On en est pas encore là. Bouffer la vie avant qu'elle ne me bouffe. Et ne pas y penser avant l'heure. Ça tombe bien, ce week-end je vais skier. Na !

Et vous, que feriez-vous en pareil cas ?

Publié dans cinéma

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My 12/12/2005 10:46

On laisse des traces, en attendant, ici et là... qui seront recouvertes par le temps comme celles qu'on laisse en skiant et que la nature prend soin de recouvrir ;)

Peggy 07/12/2005 15:21

Eh oh.....ça fou le bourdon là!!!
Quoi??? Tu vas skier....bo c'te chance...et fais gaffes aux chasseurs quand même ihihih.

civetta 07/12/2005 14:23

moi je pense qu'on est tous en fait dans son cas: dans la vie avant la mort. Sauf qu'on l'oublie trop souvent. Ceci dit, j'avais deja decidé d'aller voir ce film de pied ferme. Je vais y aller encore plus motivée vu ce que tu en dis!