Caucase - « Retour vers la civilisation »

Publié le par Guillaume

Les épisodes précédents :
« Approche motorisée »
« Premières traces »
« La vallée des Merveilles »
« Neige et Brouillard »
« Premier sommet »
« Escapade géorgienne »
« La malédiction du tout en camion »
« Purée de pois »
« Quand y'en a plus, y'en a encore »
« Transfert »
« Droit dans la pente »
« Des cailloux, des cailloux... »
« Marcher dans les étoiles »


Vendredi 20 avril 2007

Notre avion décolle seulement samedi vers midi de Mineralnye Vody. C'est un peu rageant de perdre une journée de ski pour faire le voyage jusque là la veille, mais c'est aussi le moyen de se donner le temps de faire face à d'éventuelles mauvaises surprises. Et le cas échéant de faire un peu de tourisme. Quand même.

Hier soir, José et moi envisageons de nous lever vers 4h00, s'il fait beau, de remonter le glacier Bezinghi pour aller voir le lever de Soleil sur cette damnée muraille qui nous aura bien caché ses charmes jusqu'au bout.

Le réveil sonne à 4h00. Coup d'œil par la fenêtre depuis mon duvet : brouillard encore et toujours... J'en profite pour aller pisser dehors, tout à mon rituel nocturne. Il neige à gros flocons ! Je retourne me coucher. Adieu muraille...

Ce matin, petit-déjeuner à 8h00. Réveillés à 7h00, nous profitons de ce laps de temps pour empaqueter nos affaires. Ça sent le départ. Pas de regret, d'une part nous en avons bien profité (onze jours de ski, 16770 mètres de dénivelés enfilés, soit une moyenne de 1500 mètres par jour), d'autre part, le temps reste pourri, comme s'il voulait nous signaler que nous pouvions partir l'esprit tranquille.

Au menu du petit déjeuner, des ravioles, très bonnes et deux œufs au plat. Mais ce jour-là, pas de petit sac pique-nique... Le départ est prévu pour 9h00.



Vers 9h30, un camion non bâché se pointe. Nos craintes se transforment rapidement en certitude : il s'agit là bel et bien de notre taxi ! Pour la peine, tout le monde fouille fébrillement dans ses bagages soigneusement empaquetés pour y dénicher Gore-Tex, surpantalons, cagoules et gants. Nous prenons place dans notre carosse, assis sur les sacs ; au moins nous sommes installés bien plus comfortablement qu'à l'aller, au grand air de surcroît ce qui nous permet de profiter pleinement du paysage. En plus il ne pleut même pas !



Au bout d'une heure et quart de ce régime, nous arrivons à la « frontière » militaire du patelin de Bezinghi. Cérémonie des passeports, avant de nous translater, nous et notre barda, dans un minibus d'aspect vétuste. Minibus qui nous emmène cahin-caha à Piatigorsk, une charmante ville thermale à quelques encablures de Mineralnye Vody. Quatre heures de voyage à une allure d'escargot — mon royaume pour un vélo ! — avec un moteur qui dégage une quantité comparable de décibels et de dioxyde de carbone. Impossible ne serait-ce que d'entamer un embryon de conversation avec son voisin. Alors, chacun mate le paysage, on grignote des réserves parfois inattendues et on somnole, bercé par les cahots.



15h00. Piatigorsk — heureusement que nous sommes partis avec un jour d'avance ! Ce soir nous dormons à l'hôtel. Dîner vers 18h00 dans un restaurant de la ville. Brochettes d'agneau, comme d'hab'. C'est bon, même si ça a un goût de trop peu. Ensuite Viktor et Andrey nous baladent à travers la ville...




À suivre...


D'autres images : et Piatigorsk.

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