Turpitudes parisiennes

Publié le par Guillaume

Évidemment, c'était trop beau. Trop beau pour durer, trop beau pour être vrai. Paris a repris son vrai visage ce matin. D'un coup, sans transition. Au mois d'août, Paris était sympa, presque calme, il y avait de la place dans le métro et le RER, on vivait, on respirait. Mais bien entendu, c'était trop beau. Et puis ce n'était pas le vrai visage de Paris, seulement un masque d'emprunt, pour le grand carnaval estival. Un carnaval pour touristes, sans parisiens. Ils ont de la chance, les touristes de ne voir Paris seulement comme ça.

Ce matin, les parisiens sont de retour, c'est aussi la Rentrée. Le stress est palpable dans l'air ambiant. Ça se presse sur les escalators bondés, la fac se pare doucement de nouveaux étudiants - elle revit. Le niveau sonore est monté d'un cran, ça klaxonne dans tous les sens, bref, c'est la Rentrée. Plus que onze mois avant que Paris ne respire à nouveau l'absence de ses parisiens.

Hypocrite, va ! Parce que Paris, cet été, je l'ai à peine croisé. J'ai échappé à la canicule de juillet et à la flotte d'août. Et puis jusque là, la fenêtre de mon bureau était fermée, tellement il caillait. Je viens à peine de l'ouvrir. D'où augmentation sensible du nombre de décibels atteignant mes délicates oreilles... Ceci étant, il est vrai que Paris s'agite en tout sens depuis ce matin, comme si la ville se réveillait : la Rentrée a mis comme un grand coup de pied dans la fourmilière.

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