Refroidissement climatique

Publié le par Guillaume

Certaines études (voir La Recherche 399, juillet-août 2006) montrent que l'une des conséquences de l'effet de serre et du réchauffement global de la planète subséquent serait une diminution du Gulf Stream. Le Gulf Stream est un un courant marin dans l'Atlantique nord, qui se découpe en deux parties. Une boucle de surface centrée sur les tropiques, et un courant qui s'en détache, remontant vers les hautes latitudes de l'Atlantique et de l'Europe. Refroidis, et donc plus denses, une partie de ces eaux plongent alors en profondeur le long de la côte groenlandaise, avant de redescendre vers les basses latitudes en longeant la côte ouest de l'Atlantique. Si l'origine de la boucle subtropicale est essentiellement due à la force de Coriolis, et donc à la rotation de la Terre, en revanche le courant vers le nord provient de la différence de densité et de salinité entre les eaux chaudes et peu salées du sud, et froides et très salées du nord. Ce vaste courant explique le climat tempéré dont jouit l'Europe de l'ouest et en particulier la France, et le climat beaucoup plus contrasté que l'on peut voir à New York, dont la latitude est la même que Madrid.

Le réchauffement climatique augmente les précipitations et entraîne la fonte des glaciers en particulier sur les côtes du Groenland, et donc l'apport d'eau douce dans l'Atlantique nord, diminuant ainsi sa salinité. Et donc la « force » du Gulf Stream. La boucle verticale pourrait même s'arrêter, comme elle l'a déjà fait dans le passé de la Terre, ne laissant subsister que la boucle subtropicale, qui, elle, existera tant que la Terre tournera.

Une diminution du flux du Gulf Stream sur l'Atlantique nord aurait pour conséquence de limiter l'impact du réchauffement global sur l'Europe de l'ouest : elle se réchauffera un peu moins vite qu'elle ne le devrait. L'arrêt pur et simple du courant, conséquence d'une perturbation anthropique trop importante, pourrait même entraîner une baisse des températures de quelques degrés...

Ces effets sont très difficiles à observer d'une part, et à modéliser d'autre part. L'échelle de temps n'est pas précisément définie (de quelques décennies à quelques siècles), et l'importance du phénomène à venir difficilement quantifiable. L'inconnu restant, en grande partie, l'avenir de l'impact anthropique.

En guise de conclusion, je dirais que tout est pour le mieux : pendant que le reste de la planète grillera sous des températures plus que tropicales, nous autres, français/européens, pourront encore faire du ski dans nos montagnes, voire même peut-être à Paris, et ce toute l'année ! Pendant ce temps le Groenland se transformera en une verte prairie (Greenland). Car nous l'avons vu nos bagnoles vont permettre d'augmenter les précipitations (de neige !), et de diminuer la température (donc de la neige en été, et à Paris !). Wouhaou ! Le pied ! On ne sera plus obligé de se palucher des descentes de folie à pieds dans les cailloux, en montagne, l'été. Il suffira de monter à skis ! À quand la première de la Butte Montmartre en skis de rando sur Camp2Camp ? Roulez, roulez, braves gens, polluez, c'est pour la bonne cause !

Désormais, je roule en 4x4 ! Na !

Publié dans science

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