Spritz

Publié le par Guillaume

Le spritz est un apéritif du nord-est de l'Italie, disons de la région allant de Trieste à Padoue. Sa composition varie en fonction du lieu. Voire même du troquet. À Padoue, c'est un breuvage amer, orange fluo, dirais-je. Je ne suis pas un grand spécialiste, j'ai dû en boire trois ou quatre depuis que je suis ici ! Mais sa fonction principale est essentiellement sociale : les jeunes, étudiants pour la plupart, se retrouvent le soir, en centre-ville, piazza delle Erbe, pour boire le spritz. Ce dernier n'étant que le prétexte pour se retrouver, se rassembler. Une sorte de rituel. Et de fait, la place est vite noire de monde. Là, un petit groupe sort quelques notes (musique expérimentale ?) d'instruments ou d'une platine CD, et tout le monde caquete, le verre à la main. À ces heures-là, le passant qui passe aura du mal à se frayer son chemin, tant la foule est dense.

Et, ma foi, le spritz, j'aime bien. J'aime bien son goût doux-amer, sucré. Un petit spritz, ça ne peut pas faire de mal. Quoique. Après tout, y'a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. C'est ainsi que de temps à autre je me joins à la bande d'étudiants et autres post-docs de l'observatoire, pour une expédition piazza delle Erbe (la place aux herbes - je me demande si le nom est corrélé à ce qui se fume là, le soir, justement ??). Ainsi ce fût le cas hier soir. Rien de prévu en début de soirée, alors je me suis agrégé à la petite troupe. Anglophone cette fois-ci, car Ruth est de retour parmi nous : une étudiante autrichienne qui était venue passer un mois à l'observatoire en décembre dernier. Elle remet ça en ce moment pour profiter un peu du Soleil. Nous voilà donc en route pour le lieu-dit, une quinzaine de minutes à pied depuis l'observatoire.

Chacun de commander son verre, en plastique, contenant ce liquide orange fluo, avec une demi-tranche de citron. Deux euros. Pas de place pour s'asseoir, mais tout le monde reste debout. Nous restons debout. Et avec l'habitude de l'alcool qui me caractérise, la grande soif conséquente à la petite marche sous la chaleur du soir, certes, mais qui l'air de rien commence à être vaguement accablante, ben, j'avale ce que j'ai dans mon verre en deux temps trois gorgées. On boit quand on a soif, non ? J'ai soif. Je bois. Et il ne m'a pas fallu longtemps pour découvrir une sensation que je ne connaissais pas, l'ivresse. Oh, toute légère, ne nous affolons pas, mais j'ai bien senti l'effet de l'alcool, comme une légère brume dans le cerveau... La plupart découvrent ça ado, quant à moi, il m'a fallu attendre trente ans. Ceci étant, je ne l'ai pas trouvé particulièrement agréable, contrairement à tous les récits que j'ai eu de la chose. Je suis donc parti en quête d'un sandwich pour tenter d'éponger les vapeurs émanantes. Ainsi fût fait, et ainsi disparue cette sensation peu agréable. Comme quoi, mieux vaut avaler quelquechose de consistant en buvant un truc alcoolisé... Et peut-être le boire comme un truc alcoolisé, et pas comme un (vulgaire) verre d'eau !

Publié dans italie

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Guillaume 13/06/2005 14:35

Che bello! Un messagio in italiano!
E vero che preferisco lo spritz al champagne, piu gustoso per me. Ma se c'e qualche francese che capisce questo, hum, spero di no. Non mi ha mai piaciuto lo champagne :-)

Guillaume

Cecile 11/06/2005 22:01

ah!! lo spritz!! e il Prosecco! che buono, il Prosecco! anzi...meglio dello champagne, vero?? (la sottoscritta: una professoressa d'italiano all'università di Tolosa... Comunque, fa piacere trovare qui un...ital-blogo!!!! Complimenti! Ciao...