Chaleur bestiale

Publié le par Guillaume

J'ai le cerveau qui bouillonne. Non pas d'idées - ce serait trop beau - mais littéralement. Il est en train de cuire, en somme. Ça fait trois jours qu'il mijote dans son jus. D'ailleurs, en parlant de jus, je suinte par tous mes pores. La moindre tentative de mouvement, voire même de réflexion (ben oui, une réflexion provoque une agitation neuronale, et qui dit agitation, dit échauffement), provoque une sudation incontrôlée (et incontrôlable). Le mieux étant de ne pas bouger, et surtout, surtout, de ne penser à rien. Difficile, dans un cas, comme dans l'autre.

Le pire c'est la nuit. Il fait trente degrés dans ma chambre. Chaleur humide. L'air lui-même est d'une moiteur à faire peur. De fait, j'ai peur : qu'est-ce que ça va être dans un mois, en juillet ? Dehors, même température. Je dors fenêtres et volets fermés, considérant la chaleur comme un moindre mal au regard du bruit extérieur et des insectes divers et variés (pas encore vu de moustiques, c'est étrange. Seraient-ils à la bourre cette année ?). Donc, j'essaye de dormir. Je dors. Pour me réveiller littéralement trempé peu après. Ça doit être le fait de rêver qui provoque ce flot extra-corporel. J'attends de sécher un peu, en me demandant de quoi ai-je bien pu rêver. Puis, je recommence. Je me rendors, je me re-réveille trempé... Tout ça jusqu'au petit matin.

Et ce matin, y'avait trois abeilles dans mon appart, complètement affolées par ces foutues vitres transparentes qui défient le bon sens ! Mais comment sont-elles entrées ? Je m'interroge... Seraient-elles des passe-murailles ?

En venant au boulot, j'ai perdu quelques litres, pendant les dix minutes que j'ai pédalé sur mon vélo. Le pire, c'est que peu avant d'arriver, je me suis rendu compte que j'avais oublié ma popote pour mon repas de midi. Oublié, mon taboulé ? Y'a pas à tergiverser : hop, demi-tour, je m'en vais le chercher. Question de survie. Et d'arriver, finalement, dans mon bureau, tout dégoulinant. Pas de clim'. C'est comme le chauffage au mois de janvier, ils vont sûrement mettre quelques jours à trouver le bouton... C'est toujours ça de gagné pour l'effet de serre ! En attendant on se raccroche à l'espoir qu'un jour, peut-être, il devrait y avoir la clim'. Elle y était l'année passée. Pas moyen de bosser sans, ici, malheureusement.

Publié dans italie

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