Dans Paris

Publié le par Guillaume

Un très beau film, Romain Duris en déprimé post-largage, Louis Garrel en jeune frangin qui gambade et Guy Marchand en père de ce petit monde qui tente d'y comprendre quelquechose sans grand succès. Une histoire cent fois rabâchée, un synopsis qui tient en trois mots, et pourtant, on se laisse prendre. On se laisse prendre à la musique, forte et agressive, ou douce et mélancolique, on se laisse prendre par Joana Preiss, qui danse seins nus dans son salon (on s'y laisse prendre et on aimerait que ça dure...), on se laisse prendre par le fait qu'il ne se passe (presque) rien, et pourtant, on ne s'ennuit pas. Le thème n'est pas neuf, la forme, l'est, elle. Un film sur Paris, aussi. Dans Paris.

Un film de Christophe Honoré, le premier que je vois de lui. Une manière de traiter la dépression du type qui se fait larguer tout à lui, originale, et pleine de couleurs ; une mise en scène qui peut éventuellement énerver, un peu prétentieuse. D'ailleurs les dialogues sont tout aussi enrobés d'une bonne dose de prétention. Mais on s'y fait. Ou pas. Moi j'ai bien aimé. Le couple, au rang juste devant est parti au milieu, mais je ne sais pour quelle raison. Et puis Louis Garrel, je sais où je l'ai déjà vu : dans The Dreamers de Bertolucci.

Publié dans cinéma

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