Les Léonides

Publié le par Guillaume

Je ne m'en vais pas vous parler de mes voisins, ni du dernier groupe de rock à la mode, encore moins d'une fameuse marque de chocolats, mais bel et bien d'une pluie de météorites. Vous savez, ces étoiles filantes qui zèbrent parfois le ciel nocturne, d'un éclat éphémère.

Sur sa trajectoire autour du Soleil, la Terre rencontre souvent des poussières, laissées par quelque comète venue se brûler la queue près du fourneau solaire. Les comètes sont des « boules de neige sales », composées de glace et de poussières, venues des confins du système solaire. Elles orbitent autour du Soleil, de manière périodique (comme la fameuse comète de Halley que l'on a vu en 1986, et dont le prochain passage est prévu en 2061), ou bien à l'occasion d'un unique passage. En approchant de l'astre du jour, la glace qui les compose se sublime, et forme un halo de gaz et de poussières autour du noyau, une chevelure Halo que le vent solaire transforme souvent en une belle queue pour le plus grand ravissement des amateurs de beautés célestes. Mais là n'est pas mon propos, je voulais seulement introduire le fait que les comètes, toutes de beauté qu'elles soient, n'en sont pas moins des astres qui laissent une trainée de saletés derrière elles, sans pour autant faire le ménage. Ce dernier rôle est parfois dévolu à notre planète. Des nuages de poussières ponctuent donc la trajectoire des comètes. Trajectoire qui recoupe parfois, au gré de la mécanique céleste, celle de la Terre. Quand la Terre vient a rencontrer ces poussières, celles-ci pénètrent dans l'atmosphère terrestre avec des vitesses de plusieurs dizaines de kilomètres par seconde. L'important freinage qu'elles subissent par collisions sur les molécules de l'atmosphère les porte à des températures telles qu'elles seront en partie volatilisées en émettant de la lumière. Que l'on peut observer, sous la forme d'un flash, ce sont les étoiles filantes ou météores. Ce dernier terme caractérise un phénomène perceptible dans l'atmosphère ou à la surface du globe (la pluie, la neige, la grêle, la foudre, le tonnerre, les ouragans, le vent, mais aussi des manifestations moins courantes, telles que étoiles filantes, halos lumineux, arc-en-ciel...).

Si de telles poussières peuplent toujours la trajectoire de la Terre, d'une manière dispersée, il arrive que celle-ci traverse de véritables nuages poussiéreux, quand elle traverse l'orbite d'une cométe périodique. C'est alors qu'on obtient les fameuses pluies d'étoiles filantes. Parmi les principales pluies, il y a les Perséides, au mois d'août, qui furent le prétexte de la fameuse Nuit des Étoiles, et les Léonides, autour du 15-20 novembre. Le nuage de poussière vu depuis la Terre se trouve projeté sur la constellation du Lion, les étoiles filantes semblent donc venir de cet endroit du ciel, d'où le nom de cet essaim de météorites. Il est généré par la comète Tempel-Tuttle qui a été indépendamment découverte par Ernst Tempel le 19 décembre 1865 et par Horace Parnell Tuttle le 6 janvier 1866, et qui revient nous voir tous les 33 ans. De passage en 1999, elle reviendra en 2032. L'association de la pluie d'étoiles filantes des fraîches nuits de novembre avec cette comète a été suggéré par Le Verrier dès 1867.

Des astronomes s'amusent à modéliser les nuages de poussières, leur permettant de prédire l'intensité et l'instant de la pluie d'étoiles filantes. Prédiction qui n'est pas évidente à faire, et la réalité peut être tout autre. Cette année, le maximum d'intensité (le bouquet !) devrait avoir lieu dimanche matin, le 19 novembre, vers 5h45 (4h45 TU) en traversant un nuage laisser là par la comète lors de on passage en 1932... Si je mettais autant de temps à faire le ménage chez moi, hum ! La Lune ne sera pas là pour gâcher la chose, mais le nombre d'étoiles filantes ne devrait pas être très important, environ une centaine par heure sont attendues. Mais rien ne vous empêche de vérifier ça par vous-même, de mettre le réveil de bonne heure dimanche, d'enfiler doudoune et cagoule, pour aller pointer votre nez au ciel, si toutefois le beau temps est au rendez-vous et la pollution lumineuse absente, pour admirer la chose !

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Guillaume 20/11/2006 09:20

Et je ne pourrais vous faire de compte-rendu, car si le ciel etait pur la ou j'etais, je ne les ai meme pas vus en reve, ces leonides... Comme quoi, meme en etant passionne, 5h45, un dimanche, pfff...

Cassandre 19/11/2006 14:13

Manque de pot, il n\\\'a pas fait suffisamment beau pour voir quoique ce soit :(

Guillaume 16/11/2006 22:20

Et oui, la Passion est parfois une amante exigeante... Que ne ferait-on pas pour se beaux yeux ! Alors ma foi, je vais essayer de faire d'une pierre deux coups et combiner ca avec un depart en montagne a la fraiche, eh, eh, eh ! 

littlegeek 16/11/2006 22:15

pfff 5h45 un dimanche ...Parfois, même en étant passionné... ;-)