Les infiltrés

Publié le par Guillaume

Un (autre) film sur la Mafia par Martin Scorcese, mais j'ai souvent un peu de mal avec ce genre (re-re-re-re-revu à toutes les sauces), cette fois-ci, j'ai trouvé le scénario plutôt original (et pourtant, ce n'est qu'un remake d'un film hong-kongais, Mou gaan dou - Infernal Affair (2002) par Wai Keung Lau et Siu Fai Mak), avec des acteurs époustouflants. Celui qui m'a le plus impressionné, c'est bien entendu Jack Nicholson, absolument grandiose en parrain de la pègre bostonienne. Et Léonardo Di Caprio a quitté ses mièvreries habituelles pour enfin devenir un grand acteur ! Matt Damon, a un jeu plus conformiste, une marge de manœuvre peut-être moins grande pour camper son personnage, qui se retrouve avec moins de relief que ses deux comparses.

L'histoire, vous la connaissez, elle est à peu près contenue dans le titre. Une même promo de jeunes frais et moulus de l'école de police héberge à la fin une future taupe de la police chez le mafioso local, et une taupe du-dit mafioso dans la police. D'où le titre. Qui dénote quand même avec le titre original : The Departed, dont la traduction littérale donne : Les Défunts, avec une connotation religieuse. Encore que ce titre-là aurait peut-être tendance à déflorer la fin avant l'heure. Encore que, j'eu beau réfléchir aux fins diverses et variées que mon esprit pouvait pondre en fonction de l'avancement de l'histoire, le suspense reste entier !

Ceci étant, je ne sais pas pourquoi, mais il semblerait que le jus de canneberge (et non de groseille comme le sous-titrage de cranberry juice le laisse prétendre) soit un truc de lopettes, ou plus exactement un breuvage que boivent les femmes pendant leurs règles, outre-atlantique. Car quand l'infiltré Will commande un jus de canneberge dans le bar attitré du parrain local, son voisin lui demande illico s'il a ses règles. Évidemment, il se prend un pain sur la gueule la seconde d'après ! Et alors ? Moi aussi je préfère largement un jus de canneberge à une bière bien virile. Jus de canneberge, soit dit en passant, qui permet au jeune infiltré de « faire ses classes » et d'approcher ainsi le grand chef.

Un grand polar mené de main de maître qui me réconcilie avec Scorcese, parce que si j'avais bien aimé Cape Fear, un thriller avec un Robert de Niro à foutre les chocottes (déjà un remake), depuis, ben, le père Scorcese, c'était pas ça, à mon goût, tout au moins. Casino ne m'a pas laissé des souvenirs impérissables, Kundun non plus, je n'ai pas aimé Gangs of New York, et The Aviator, je ne l'ai pas vu...

Publié dans cinéma

Commenter cet article

Glak 16/12/2006 22:13

Très bon film

civetta 16/12/2006 10:37

Oui, Un fucking bon film!!(a y est, j'ai réussi mon lien...)

civetta 16/12/2006 10:34

oui, un fucking bon film!