Escalades dans les Calanques

Publié le par Guillaume

Préambule

Tout a commencé à cause d'un car-couchette ski annulé pour cause de manque de neige. Donc, en fait, tout a commencé à cause des caprices de la météo qui dédaigne couvrir nos Alpes d'un soyeux manteau neigeux début décembre. Donc, en fin de compte, c'est la faute au réchauffement climatique qui transforme nos automnes en étés tardifs. Donc, c'est de votre faute à tous, si je suis allé faire un tour dans les Calanques ce week-end, à defaut d'aller user mes spatules sur la neige fraîche des Alpes suisses. De votre faute, pas de la mienne, parce que pour aller à Marseille, j'ai pris le TGV. Pas de dégagement intempestifs de gaz à effet de serre, en revanche, un peu de plutonium laissé en cadeau à nos enfants. On n'a rien sans rien. Il vrai, j'avoue, que le trajet Marseille-Calanques ne s'est pas fait en véhicule électrique...

Et oui, donc pas de ski, pas encore. Une semaine avant le départ présumé, j'ai rapidement fait un survol internesque des conditions dans les Alpes, suisses et françaises, pour aboutir à la conclusion qu'à part du ski-cailloux, comme ils disent, il n'y avait rien de terrible nulle part à se mettre sous les planches. Puis en y regardant de plus près le week-end suivant, il y avait bien une balise automatique de la météo suisse qui donnait une soixantaine de centimètres à 2400 mètres du côté d'Airolo. Espoir ? Ça y était, j'avais déjà ouvert la carte et trouvé des idées de course. Pourtant, le fait que cette balise fut, apparemment en face sud, et avec une hauteur de neige environ deux fois plus importante que ses voisines aurait dû me mettre la puce à l'oreille. Je me disais que mardi je téléphonerai au refuge de là-bas pour en avoir le cœur net. Quelqu'un m'avait précédé, les refuges sont fermés, pas de neige. Car annulé. Point barre. Un plan B ? Un appel en forme de bouteille à la mer jeté sur la liste de diffusion du club ne recueilla pas l'élan attendu. Bon. Restait José qui partait grimper dans les Calanques avec ses potes italiens. Je l'ai appelé, à tout hasard, n'ayant pas du tout envie de passer le week-end à Paris. Ainsi fut fait, je me suis incrusté à Marseille !

Mon train partait vendredi à 19h21 de la gare de Lyon. Je prends le RER à Bures à 18h, soit une demi-heure de marge. Résultat, ce &^%&##@ de RER m'a déposé comme une fleur à Châtelet à 19h00, avec vingt bonnes minutes de retard. J'arrive à la gare à 19h07, salle méditerranée : tous les automates de retrait des billets sont précédés d'une queue indécente. Quand ils ne sont pas en panne. J'en trouve miraculeusement un avec seulement deux bonhommes accrochés. Le premier a terminé. Chouette. En deux minutes le deuxième récupère son billet, prend son sac posé à terre, et... tripote de nouveau la machine pour acheter un deuxième billet. J'hallucine ! Sur ce, une femme arrive derrière moi, et à la voir trépigner d'un pied sur l'autre, un peu comme moi, mais en opposition de phase, je devine que son train part également bientôt. Les minutes passent. Le type s'accroche. Des envies de meurtre me montent à la tête. Heureusement, je suis bien élevé. 19h15, ça y est, il paye. Son billet s'imprime. Il lève le camp. Ouf, ça va peut-être le faire. À mon tour, la nana derrière moi me dicte sur quelles touches taper avant même qu'elles ne se matérialisent. On sent l'habituée. Qui trépigne. Je fais aussi vite que je peux. La machine me dit de patienter... Arrrrgh ! Bon, ça va, mes billets arrivent, 19h17. Je lui souhaite bonne chance, mais ça a dû le faire. Composter. J'enfonce mon billet dans la fente de la machine rouge : Veuillez tourner votre billet, ce que je fais. Même message laconique. Combien de sens sur un billet de train ? Au cinquième (sens), Clac !, ouf, ça y est. J'enfile les escaliers cinq à cinq. Le TGV est là. Voiture 17. Évidemment, faut que je me paye trois kilomètres de quai : deux trains sont aboutés, je suis dans le deuxième, tout au bout. Forcément. 19h20, c'est bon. Ça y est ! Piouf !

Samedi 9 décembre 2006 - L'arête du Diable intégrale

Je ne connais pas du tout les Calanques. J'ai certes déjà mis les pieds à Luminy pour aller voir des collègues du labo de physique théorique ou du labo de physique nucléaire, mais jamais pour grimper ou me balader. J'ai le vague souvenir d'une petite balade en bateau au départ de Cassis, dans la calanque d'En Vau, guère plus. Autant dire que je découvrais le site ce week-end. Et j'en ai pris plein les mirettes !

Vers huit heures, je suppose, nous nous garions au parking de Luminy. S'ensuivit une petite marche d'approche qui me dévoila ce secteur des Calanques avec parcimonie. La couverture nuageuse qui masquait le ciel depuis la veille, où la pluie tomba en déluge, paraît-il, commença alors à se déchirer peu à peu. Au-delà d'une sorte de collet, le sentier plongeait vers la mer. Au large, le Soleil brillait, et éclairait de mille rayons une mer couverte de moutons. Le mistral soufflait. Bientôt le Soleil arriva jusqu'à nous, d'abord par intermittences, puis continuement. Les falaises de calcaire qui nous entouraient s'embrasaient sous les coups de projecteur du Soleil matutinal. Contraste de couleur, blancheur du rocher, vert tendre des pins sur fond de bleu noir marin, gris nuageux du ciel qui se transformait, l'air de rien, en bleu azur profond... Contrairement aux latitudes parisiennes où la vie semble avoir fait une pause, comme pour laisser glisser les intempéries plus facilement, là-bas, au bord de la mer, les pins sont verts et bien verts, de nombreuses plantes témoignent d'une nature aucunement en hibernation. Lors d'une pause « carte », c'est un magnifique Rouge-Gorge qui vient nous saluer. Et les petits pins, aux aiguilles en bouquets d'un appétissant vert tendre font le bonheur des chenilles processionaires qui infestent le secteur.

Le large chemin du départ fait place à un petit sentier escarpé qui longe une falaise surplombant le ressac, surplombé par la belle falaise du Socle de la Candelle. Finalement nous ne sommes plus que quatre à nous faufiler sur le chemin, chacun ayant trouvé sa voie en cours de route. Puis Filipo nous laisse tombé, il ne grimpe pas, il va explorer les Calanques dans leur dimension horizontale. Nous, c'est-à-dire José, Luisa et moi, remontons sur un petit chemin jusqu'au pied de la falaise convoitée, l'Arête du Diable, juste à côté de la superbe Concave.

Au menu, une voie facile, l'Intégrale de l'arête du Diable, qui fut ouverte par une cordée Livanos en 1951. Comme les deux premières longueurs sont censées être les plus faciles, je pars en tête. Et comme ce n'est équipé, pas de ligne de spits pour me montrer la voie, je me fourvoye. Je rebrousse chemin, trouve le bon, et finalement arrive au relais. Une plaquette unique juste à côté d'un trou dans lequel je plange un friend, et voilà mon relais. Première longueur un peu laborieuse malgré sa facilité. Je fais venir mes deux acolytes. Arrivant deux mètres sous le relais, Luisa s'exclame « Una siringa! L'hai visto? Che schifo! » Non je n'avais rien vu, et me demandais quel sorte d'animal avait-elle bien pu croiser (une limace, un serpent... ?). Un pas plus loin : « Ma dai, un'altra!! » Et là, j'ai vu l'objet de son dégoût : des seringues. Deux. Dégueulasse ! Comment ont-elle atterri ici ? Des camés grimpeurs, ou des grimpeurs camés ? Immonde ! Une fois tout ce petit monde au relais, José ayant trouvé que je me suis traîné un peu trop à visiter chaque anfractuosité du rocher, dans un terrain facile où j'étais censé me balader, reprend la tête de la procession. Le 5b à venir ne m'impressionne pas particulièrement, en revanche, le 5c qui suit, hum, en terrain d'aventure, c'est-à-dire non équipé, ben, je ne le sens pas. Les deux longueurs suivantes sont avalées en une seule. Et si ce n'est pas équipé de plaquettes toutes brillantes, en revanche, il y a plein de vieux pitons tout rouillés qui tiennent encore le coup. Peu de problèmes de protections à poser et d'itinéraire à chercher, donc. Mais j'étais plutôt content d'être derrière, deux petits passages un peu délicats, m'ont posé quelque problème. J'ai même tiré au clou une fois, mais chut, hein ! S'ensuit une longueur en 4c, puis une très courte en 5c dans laquelle je me suis bien fait plaisir. Peut-être que le préchauffage de la machine était terminé, cette dernière ayant ainsi atteint ses capacités nominales. Pour les deux longueurs finale, en 4c, José me laisse à nouveau passer devant. Je me régale. Presque pas de pitons - trop facile -, je pose donc ici un coinceur, là un friend. Relais sur un arbre, avec un deuxième point pas facile à trouver. Pour la peine je pose deux friends dans des fissures à la solidité toute relative. Et puis, finalement, dernière longueur, qui part en traversée sur une superbe vire veinée de calcite cristallisée. Le sommet de la voie est tout proche, je le rejoins rapidement. Tout plat, le sommet. Je trouve quand même, par terre, deux belles fissures orthogonales où placer deux friends qui feront office de relais pour faire grimper mes compagnons.

Le temps est superbe, le Soleil donne, le vent souffle. Luisa émerge bientôt de la falaise, tête casquée de rouge, en contre-jour, au beau milieu d'une touffe d'herbes sur fond de mer lointaine. Et puis José. Pour redescendre, le plus simple est de tirer une série de rappels, dont le départ se fait à une vingtaine de mètres de là. Sauf qu'une cordée débouche dans la voie qui abrite les rappels. En attendant, nous allons faire un tour sur le sommet de la falaise, à l'aplomb duquel se trouve le vaste surplomb de la Concave.

Je trainaille, le temps est superbe, la lumière fantastique, j'ai envie de photographier l'univers. José, plus pragmatique, fonce sur le rappel à peine la place est-elle libérée. C'est donc lui qui partira le premier et ira s'amuser à pendouiller dans le vide pour chopper le relais suivant. Ensuite, Luisa s'élance. Et moi, finalement, après que j'ai démêlé mes sangles, longes et cordelettes à machards. Le rappel débouche sur le vide, en fil d'araigné au-dessus d'un suplomb. José est là, en-dessous, m'attendant l'œil derrière l'appareil photo, prêt à déclencher. Le deuxième rappel aurait pu être le dernier, mais non, pourquoi se priver le plaisir d'en faire un troisième ? Je me paye le dernier rappel, moins drôle, sur des dalles, forcément, avec la corde qui tricote.

Une fois en bas, l'après-midi est relativement peu entamé. Mais même si le Soleil donne et le ciel est superbement bleu, d'ici deux heures, il fera nuit ! Solstice d'hiver approchant... L'idée nous traverse vaguement l'esprit de faire encore une longueur quelquepart. Nous décidons de commencer à rentrer pour éventuellement nous arrêter chemin faisant. Le retour se fait sous des lueurs de Soleil sur le déclin. Ses rayons illuminent la mer d'une clarté métallique, les falaises d'une chaude nuance ocre, les pins ne sont pas en reste, leur couverture de verdure prend tout son volume sous les photons solaires. Je m'arrête tous les dix mètres pour immortaliser un bout de nature. Les chenilles processionnaires ont quitté leurs nids, en quête de nourriture. À la queue-leu-leu, elles traversent le sentier ou colonisent le tronc d'un pin. Cette vie exhubérante a de quoi fasciner, pourtant, la vue de ces dizaines de chenilles provoque un frisson qui me parcourt le dos. D'ailleurs, on peut se demander quelle est l'utilité de ces bestioles dans l'écosystème... Un parasite ?

Nous arrivons sous le « Socle », nous rejoignons le pied de la paroi, que nous longeons. Là encore, les jeux de lumière entre le rocher accueillant les derniers rayons orangés d'un Soleil qui infléchit fortement sa course vers l'horizon marin, et le ciel d'un bleu profond au-dessus de nos têtes, rendent le paysage féérique.

Nous retrouvons nos amis des deux autres cordées, dont l'un est allé flirté avec du 7a... Retour tranquille vers la voiture. Le ciel est limpide. Seule une petite bande de nuages se trouve en travers de la course irrémédiable du Soleil vers l'horizon, deux doigts au-dessus de l'horizon, seulement là pour rendre le coucher de Soleil encore plus magique !

Tandis que l'astre du jour est à quelques minutes de tirer sa révérence, je décide de prendre un peu de hauteur pour profiter pleinement de l'évènement. Là, dans une anfractuosité de rocher, je me blottis à l'abri du vent, les mirettes grandes ouvertes sur le spectacle grandeur nature qui se déroule devant moi. Instant sublime. Poétique solitude. Le Soleil plonge dans la mer sans tambour ni trompette, comme ça. Ainsi en a décidé la mécanique céleste si bien huilée.

Dimanche 10 décembre 2006 - Les Goudes

Ce fut « moulinettes » au programme. Aux Goudes. L'embouchure ouest du massif des Calanques, dans un cirque calcaire aux multiples falaises. Il fait beau, toujours. Un zeste de mistral rafraîchit néanmoins l'atmosphère. Arrivés dans un chouette petit village, cul-de-sac de la route côtière, petit port pittoresque, bras de mer s'immiscant dans l'anfractuosité du rocher, Callelongue. Nous nous garons à l'entrée. Le sentier qui mène aux falaises traverse le village qui semble encore endormi — il est à peine 8h30 un dimanche matin —, mais dont on devine l'agitation frénétique en cas de tourisme intense. Le topo est assez laconique sur l'approche. De nombreux sentiers zèbrent le cirque de falaises qui s'étalent devant nous. À droite, le Rocher des Goudes, superbe molaire de calcaire qui s´élance magestueusement vers le ciel, se découpe en contre-jour sur le Soleil levant ; dont les premiers rayons viennent irriser délicatement l'arête sud.

L'objectif immédiat est « Jardins d'enfants » une falaise au panel de voies permettant de contenter un peu tout le monde. Personne. Nous prenons d'assaut les voies. Il y a ceux qui s'échauffent dans le 6a ou le 6b, ceux qui commencent modestement par un petit 5c+, et moi qui vais tâter le rocher dans un 5b avec José. Nous poursuivons l'escalade par un 5c, puis un 5c+. Jusque là, ça va. Dans la voie suivante, 6a, je patine bêtement pour atteindre le troisième clou. José part poser les dégaines. En second, après un vol, je la sors. Limite psychologique, barrière du 6a. José nous tire un deuxième 6a. Que je fais en second sans réelle difficulté. J'aurais sûrement pu le faire en tête... J'ai la flemme. José poursuit l'échelle des cotations... Moi, je ramone dans un 5b. Et puis la mi-journée étant bien passée, notre falaise devient soudain la cible d'un nombre incroyable de grimpeurs du dimanche. Il y fait bon, à l'abri du vent, au Soleil, on est loin de la fraîcheur de rigueur à cette époque. Mais la foule est là et bien là, il est grand temps de changer de secteur.

Nous nous translatons un peu vers l'est sous un ciel bleu encre, vers « Mur de l'Hiver ». Plus de vent, moins de monde. Un seul 5c. Occupé. Je patiente. En attendant, José se fait un petit 6b en moulinette. Ma voie se libère. Je fonce dedans. Très belle. Puis ça en sera terminé pour ce jour-là, il fait encore jour, mais nos amis italiens sont appelés par quelques heures de route pour regagner leurs pénates milanaises.

Pas facile de quitter un coin pareil. J'ai trop traîné et tergiversé, un petit manque me titille. Bah, ce sera pour la prochaine fois, car prochaine fois il y aura !


D'autres images...

Les photos de José.

Publié dans montagne

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Simon 08/01/2007 21:49

vraiment superbes tes photos ! et oui, l'hiver c'est top dans les calanques, du soleil, de belles lumières, ... et du caillou a perte de vue, un paradis des grimpeurs (des randonneurs aussi ;-))

Guillaume 08/01/2007 22:39

Merci !J'ai vu, en effet ! Et je reviendrais... En hiver, les lumieres sont belles partout !!

Cassandre 24/12/2006 20:58

Merci pour les conseils !Par "chance" j'entendais plus le fait que tu puisses faire de l'escalade... j'aimais bien ça... mais voilà... c'est plus possible ... Pour le reste, ma foi, la photo, je me débrouille, je crois... mais oui, l'inscription à un club est une de mes futures priorités... j'attends de me rôder un peu à ma nouvelle vie à la capitale, de trouver un peu mes marques...Pour la rando, faut que je vois si je peux en faire de façon "soutenue" ou pas... donc tout ça nécessitera un passage par le doc... Sur ce... Joyeux Noël !!!

Guillaume 31/12/2006 18:50

Je ne sais quel probleme de sante t'empeche desormais de grimper ou de marcher, en tout cas, je te souhaite de te retablir et de pouvoir a nouveau te balader en montagne ou ailleurs, et eventuellement grimper - pourquoi pas ? - si tu aimes ca ? Meme si c'est evidemment "facile" pour moi de dire ca... Et bonnes fetes de fin d'annee !

Annie 23/12/2006 17:36

Super le récit, surtout le début pour prendre le billet de train avec le type devant qui n'en fini pas.Des fois, ça arrive aussi au guichet. T'arrives un peu juste. T'as pas de billet. Deux gus devant toi. Le premier a vite fini. Soulagement. Et le deuxième pose des tas de questions, sur les réductions, les trajets possibles, etc, etc ... Il te vient effectivement des envies de meurtre. Tic-tac, tic-tac, l'heure tourne. Et quand enfin le type en a fini, tu te précipites sur le guichet pour demander ton billet et tu pries pour que la machine ne tombe pas en panne ;-)Sinon, comme tu le dis, les calanques ça peut se faire à pied et c'est très joli. Je les ai faites il y a fort longtemps entre Port Miou et Marseilleveyre. Il faisait une chaleur à crever. Le problème c'était l'eau. On en avait embarqué beaucoup et on a du se rationner à un moment (il y avait comme un jour et demi dans la caillasse sans un village), m'enfin rien de terrible. On n'a pas vraiment manqué, on a juste été prudents.Callelongue ce nom me dit quelque chose. Mais tout ceci est très lointain.Je me souviens des cordées qu'on apercevait d'en bas la callanque d'En Veau. Je suis venue me baigner plusieurs fois là-bas.En ce qui me concerne, l'escalade, j'en ai jamais fait qu'à Fontainebleau, et j'étais pas spécialement douée ;-)Jamais je n'oserai me lancer sur une falaise, d'autant plus qu'aujourd'hui je ne suis plus du tout souple.En tout cas bravo pour ce recit et merci pour toutes ces belles images, celles de José aussi.Bonne continuation.

Guillaume 31/12/2006 18:46

Merci pour ces souvenirs ! Et oui, j'imagine que les Calanques en ete - ou presque, il doit y faire soif ! Il doit y avoir pas mal de monde aussi. La, en decembre, la mer n'etait pas surchargee d'engins a moteurs de toute sorte, et peu de monde sur les sentiers. Le pied !

Nicolas 22/12/2006 10:53

Bien sympa ce site. J'aime bien l'alternance des genres et les très belles photos.
Cdlt,
Nicolas

Guillaume 31/12/2006 18:43

Merci ! Ce qui m'a permit de decouvrir le tiens de site : j'y reviendrais !

Cassandre 21/12/2006 10:53

Alors je ne sais pas comment tu fais.. sûrement que c'est le fait d'aimer l'endroit où tu te trouves et que tu y es bien.. parce que tes photos sont magnifiques... pour un peu je t'envierais presque ! (bon aller soyons honnête, je t'envie)J'aimerais bien moi aussi découvrir les calenques et tout et tout... tu as bien de la chance pour ça... je ne sais pas comment m'y prendre vu que je ne peux pas vraiment faire d'escalade comme ça (enfin, je ne peux plus...)any suggestions?Enfin.. j'espère que j'aurais de la chance et que je pourrais faire de belles photos aussi à Prague.. même si ce n'est définitivement pas la même chose !

Guillaume 21/12/2006 11:08

Ce n'est pas une question de chance, chere Cassandre, c'est une question d'envie. Pour decouvrir les Calanques, et la montagne en general, pas besoin d'etre un grimpeur ou un alpiniste chevronne, il suffit d'aimer marcher. Dans les Calanques, de nombreux sentiers existent, permettant de randonner a quelques encablures de Marseille, dans un lieu superbe. Bon, des fois faut pas avoir le vertige, parce que c'est un peu escarpe. Donc, il suffit de se prendre par la main et d'y aller... La ou ailleurs. A Paris il existe de nombreux club de rando qui permettent d'aller en montagne, ici ou la... La vie est une question de priorites !Pour ce qui est des photos, ben j'en fais depuis quasiment tout le temps, j'ai commence gamin avec un 126 basique, qui faisait des photos carres ! Avec quelques conseils glanes ici et la, et puis un regard sur les photos des autres, ca vient... Si tu es motive, je ne saurais que te conseiller de prendre des cours de photo : a Paris, ca ne doit pas etre tres dur a trouver. Tu verras, tu apprendras des choses ! Et puis ca vient aussi en pratiquant, et en ayant un oeil critique sur tes cliches...Il n'y a pas que la montagne qui soit photogenique, la ville se prete egalement tres bien a la prise de vue. Donc lors de ton sejour a Prague je suis sur que tu auras l'occasion de faire de belles images ! Passe de bonnes fetes, malgre tout !