Trésors engloutis d'Égypte

Publié le par Guillaume

La dernière exposition que j'ai visité, c'était, euh, à peu près il y a un an. Je n'en avais pas retiré des souvenirs impérissables. J'ai fait une deuxième tentative cet automne, pour aller voir l'expo (gratuite) de photos de Doisneau à l'Hôtel de Ville, mais nous sommes arrivés une heure avant la fermeture, et il y avait une heure de queue pour y entrer, on nous a gentiment demandé d'aller voir ailleurs. Donc les expos et moi, y'a un truc qui ne colle pas. D'abord, la plupart du temps, les horaires d'ouverture des expos ne correspondent pas à mes horaires de disponibilité (sauf le week-end, mais le lecteur assidû aura compris que le week-end je suis plutôt par monts et par vaux, surtout par monts, en fait). Donc, incompatibilité générale. Et puis quand je vois la fréquentation hallucinante des expos le week-end, je préfére rester dans ma verte banlieue ou encore aller tâter l'air pur des cîmes ! Parce que la sociologie des sardines en boîte ne me passionne pas outre mesure. Ces parisiens, ils ne pourraient pas rester devant leur télé, des fois ? M'enfin !

Et puis l'autre jour je suis tombé sur l'émission la tête au carré, où Mathieu Vidard invitait l'archéologue Franck Goddio, instigateur des fouilles en baie d'Aboukir au large de l'Égypte ; il expose ses trouvailles en ce moment au Grand Palais. Mais surtout, surtout, l'expo en question est ouverte jusqu'à 22h quatre soirs par semaine ! Ça m'a motivé !

J'y suis donc allé un mercredi soir, en sortant du boulot. Je n'ai pas fait la queue trop longtemps à la billeterie, mais en pénétrant dans l'expo j'ai trouvé qu'il y avait pas mal de monde. Qu'est-ce que ça doit être le week-end ! Beaucoup de monde — trop à mon goût —, mais l'atmosphère était néanmoins respirable. Probablement que la fraîcheur de la température couplée à la hauteur du plafond du Grand Palais donnaient cette impression. Parce que pour lire les explications et admirer les artefacts, il fallait quand même jouer un peu du coude. Ceci étant, je suis resté subjugué par l'entreprise archéologique et par la multitude et l'état de conservation des pièces exposées. Contrairement à l'expo sur les Sciences Arabes à l'IMA, nul besoin de guide pour s'y retrouver, des panneaux explicatifs sont là pour ça. Ni trop, ni pas assez. Il faut parfois s'armer de patience pour les approcher, tant la grappe des lecteurs aglutinés devant est dense. La version anglaise étant moins prise d'assaut, j'ai visité l'expo en version anglaise.

Je pensais y rester une heure grosso modo. Je n'ai pas vu l'heure tourner, et l'instant de la fermeture approchait alors qu'il restait tant à voir et si peu de temps pour ce faire. Les dernières salles furent parcourues au pas de course, pour sortir à 22h pétantes, pas une minute avant ; plus de deux heures en admiration devant des morceaux de pierre pour la plupart ! Et la librairie était déjà fermée depuis belle lurette, dommage, j'aurais bien rapporté un petit souvenir à potasser à tête reposée...

Une bien belle exposition, qui vaut vraiment le détours. Une colossale entreprise archéologique qui a porté ses fruits au-delà des espérances !

Publié dans paris

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