Le troisième bras

Publié le par Guillaume

Je me demande pourquoi la recherche en génie génétique (ça fait classe, ça, génie génétique, non ?), toute question d'éthique mise à part, s'évertue d'essayer de nous clôner. Dans quel but ? À quoi cela nous servirait-il d'avoir un clône de nous-même, à part pour s'éclipser en douce, aller grimper sur les montagnes plus souvent laissant le clône enseigner la physique à sa place ? Non, je pense résolument que ces recherches s'engagent sur la mauvaise pente. À mon sens, il serait infiniment plus utile de chercher à améliorer l'humain. Non pas l'améliorer « en-dedans », de ce côté-là, il n'y a rien à faire, la génétique ne pourra pas l'empêcher de se taper sur lui-même. Mais plutôt « en-dehors ». Rajouter des fonctionnalités, entre autre. Ben, oui, par exemple, qui n'a jamais rêvé d'un troisième œil juste derrière la tête ?

Moi, je rêve surtout d'un troisième bras (au moins). Un troisième bras doté des mêmes fonctionnalités que les deux que nous possédons actuellement, cela va de soi. Pourquoi faire ? Ah, mais c'est que les applications sont diverses et infiniment variées. D'abord pour pouvoir bouquiner en faisant du vélo (n'est pas italien qui veut !). Évidemment, le troisième œil serait alors nécessaire pour éviter les piétons, les platanes, les voitures, et autres objets hétéroclites de tailles variées qui ont toujours la bonne idée de surgir devant les roues du cycliste au dernier moment. Mais outre la lecture en pédalant, ce troisième bras serait d'une grande utilité pour porter de la voiture à la maison le matos de montagne. Ou les sacs de commission, c'est selon. Ça éviterait de faire trente-six mille aller-retours. Ceci dit, même avec deux bras on arrive souvent à tout prendre d'un seul coup. Mais ça peut être problèmatique, en dehors du risque que la pyramide s'effondre inopinément au milieu de la chaussée, par exemple pour ouvrir la porte de l'appart. Car pour ce faire, il faut nécessairement aller pêcher les clefs quelquepart. Au mieux dans une des poches du pantalon, au pire tout fond du sac à dos (mais là, je vous l'accorde, un troisième bras ne serait pas d'un grand secours). On libère une main, posant une poignée de sacs, une caisse et/ou une paire de ski à terre, pour pouvoir fouiller dans ses poches. Oui mais ! Vous n'avez jamais remarqué que c'est toujours dans l'autre poche que gisent les clefs ? Et notre bonhomme de se contorsionner dans tous les sens pour plonger sa main gauche dans sa poche droite ou vice-versa. Un troisième bras résoudrait aisément ce petit problème matériel. Un troisième bras permettrait en outre de boire aisément tout en conduisant, sans risquer l'accident le temps de déboucher la bouteille (évidemment, dans ce cas, un copilote, sous forme, par exemple, de petit(e) ami(e) - dans l'hypothèse, bien sûr, où le-dit copilote ne serait pas assoupi sur le siège passager -, peut se révélé très utile dans l'expectative des résultats du génie génétique : cherche copilote en attendant troisième bras...). Si de surcroît, le troisième bras se trouvait particulièrement bien placé, il pourrait résoudre un problème ancestral, qui faute de souplesse, d'outil adéquat, ou de petit(e) ami(e) ne trouve pas de solution : se gratter le dos. En escalade, il permettrait de chopper la dégaine en évitant de se retrouver en équilibre précaire pendu au dessus du vide sur une seule main accrochée à un petit gratton de rien du tout. Avec un troisième bras, il resterait deux mains accrochées à deux petits grattons de rien du tout. De là à penser que l'équilibre de la chose serait moins précaire...

Et last but not least, un troisième bras, avec sa main et tous ses petits doigts articulés comme il se doit, démultiplierait agréablement les combinaisons des caresses lors des relations amoureuses (déjà que, pour qui sait se servir de ses deux bras, avec ce qu'il y a au bout, y'a de quoi faire !). Et alors, je ne vous dis pas ce qu'il en serait avec un quatrième bras...

Ah ! Un quatrième bras...


Jeudi 20 Octobre 2005

Lors de ma sortie grimpette sur la falaise de Fixin, près de Dijon, le week-end dernier, je me suis rendu compte d'une chose : pas facile, facile de faire des photos quand on grimpe. Et pour cause : soit on grimpe, auquel cas l'équilibre requiert l'ensemble des bras, mains, jambes et pieds à disposition pour assurer un semblant d'équilibre, soit on grimpe pas auquel cas on assure celui qui grimpe. Et là encore, si l'esprit et le regards se trouvent parfois libres de vagabonder où bon leur semble, en revanche, les bras, et les mains, sont bel et bien pris par la tâche qui consiste à tenir la corde du grimpeur. Impossible de se libérer un instant pour photographier une belle posture du copain scotché à la paroi... Un troisième bras permettrait de remédier naturellement à ce genre de problème, et ainsi de rapporter plus de photos des balades en montagne encordées, genre escalade ou alpinisme...

Mais comme je n'ai pas passé deux jours à grimper et assurer continuellement, voici quelques images : escalade à Fixin.

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c_b 16/10/2005 08:53

je préfère garder mon apparence physique actuelle...
peut être accesoirement utile (et encore)
mais pas très esthétique..

Guillaume 03/10/2005 18:29

Moi ? Chercher une ame soeur par blog interpose ? Meuh non, voyons, ca fait longtemps que je crois plus au Pere Noel !
Bon, faut que j'arrete les messages subliminaux, moi :-)
De toute facon, je me debrouille tres bien tout seul, avec mon unique paire de bras, pour deboucher ma bouteille de coca sur la troisieme voie de l'autoroute italienne, avec un camion qui double a droite, et un sauvage qui arrive a toute berzingue derriere... Et en plus je suis toujours vivant :-) Alors, un copilote, pfff, pour quoi faire, j'te l'demande, hein !
Hop, sans les mains...
Guillaume

matthieu 03/10/2005 18:16

dit ? tu serait pas en train de chercher une ame sœur par blog interposé ?

Guillaume 03/10/2005 12:33

Oui, certes, mais faut pas etre trop gourmand non plus : si on en demande trop, on aura rien, c'est bien connu.
Le coup de la deuxieme bouche, moi, je mets ca dans les accessoires : je n'ai pas particulierement besoin de parler tout le temps meme en mangeant...
Et puis meme, les bavards, au moins ils se taisent quand ils mangent. Ce qui fait des vacances a leur entourage. S'ils avaient une deuxieme bouche, adieu la belle tranquillite de certains repas :-)

Guillaume

menthol 03/10/2005 12:19

je voulais t'envoyer un message mais il n'y a pas de mail accessible, et je doute que celui qui est sur ton site perso soit à jour, il finit par .it, est ce que tu veux bien me donner ton adresse ?